Ce mardi 28 juillet, France 5 propose en prime time, à partir de 21h00, « La mariée était en noir », film policier réalisé par François Truffaut et sorti en 1968. Porté par Jeanne Moreau, ce classique du cinéma français suit une jeune femme devenue veuve le jour de son mariage, qui décide de retrouver un à un les cinq hommes qu’elle tient pour responsables de la mort de son époux.
L’histoire : une vengeance méthodique
Le jour de ses noces, alors qu’elle sort à peine de l’église, Julie Kohler voit son mari s’effondrer, abattu d’une balle tirée d’on ne sait où. Personne ne comprend pourquoi cet homme a été pris pour cible. Anéantie, la jeune femme survit à ce drame avec une seule idée en tête : faire payer les responsables. Elle se lance alors sur la piste de cinq hommes, qu’elle approche l’un après l’autre, patiemment, en changeant de visage et de rôle selon ses proies.
Le film avance ainsi par tableaux successifs, chaque rencontre devenant une petite mécanique de suspense où l’on observe la vengeresse tisser sa toile. Truffaut distille les informations avec parcimonie, laissant longtemps planer le mystère sur les raisons profondes de cette traque. Le récit tire sa force de ce contraste entre la froideur déterminée de son héroïne et l’apparente banalité des existences qu’elle vient bouleverser.

Jeanne Moreau et une distribution de prestige
Pour donner corps à cette figure de la Mariée, François Truffaut n’a envisagé personne d’autre que Jeanne Moreau, dont le jeu tout en retenue porte l’ensemble du film. Autour d’elle, le cinéaste réunit une distribution masculine impressionnante : Claude Rich, Michel Bouquet, Charles Denner, Jean-Claude Brialy et Michael Lonsdale incarnent tour à tour les hommes que croise l’héroïne. On y retrouve également Daniel Boulanger et Alexandra Stewart, dans un ensemble représentatif du meilleur du cinéma français de l’époque.
Le scénario est adapté d’un roman noir de l’écrivain américain Cornell Woolrich, publié en 1940 sous le pseudonyme de William Irish et connu en France sous ce même titre, « La mariée était en noir ». Fidèle à sa passion pour le suspense, Truffaut transforme ce matériau littéraire en un hommage assumé au film policier et à un maître qu’il admirait profondément.
Dans les coulisses
« La mariée était en noir » s’inscrit comme un vibrant hommage d’après François Truffaut à Alfred Hitchcock, dont il fut l’un des plus fervents admirateurs. Cet héritage se lit jusque dans la musique : la partition est signée Bernard Herrmann, compositeur légendaire de plusieurs chefs-d’œuvre du maître du suspense. Il s’agit de sa deuxième et dernière collaboration avec Truffaut.
- Réalisation : François Truffaut, sur une adaptation d’un roman de Cornell Woolrich (William Irish).
- Musique : Bernard Herrmann, compositeur associé à l’univers d’Alfred Hitchcock.
- Coproduction franco-italienne, sortie en 1968.
- Un succès public qui contribua à renflouer les finances de la société de production de Truffaut, Les Films du Carrosse.
Un hommage assumé à Alfred Hitchcock, servi par la partition de Bernard Herrmann et par la présence magnétique de Jeanne Moreau.
Curiosité restée célèbre : François Truffaut lui-même se montra critique envers son film. Il aurait volontiers regretté de ne pas l’avoir tourné en noir et blanc, estimant qu’une image plus sombre aurait épaissi le mystère. Ce regard sévère du cinéaste sur sa propre œuvre n’a pourtant pas empêché le film de trouver son public et de s’imposer, avec le temps, comme un jalon important de sa filmographie.
À retenir
« La mariée était en noir » est un classique du polar signé François Truffaut, sorti en 1968 et porté par une Jeanne Moreau inoubliable. Entre suspense hitchcockien, musique de Bernard Herrmann et casting cinq étoiles, c’est une belle occasion de (re)découvrir un grand nom du cinéma français.
Quand et où regarder
| Chaîne | Jour et date | Horaire | Type | Genre | Casting |
|---|---|---|---|---|---|
| France 5 | Mardi 28 juillet 2026 | 21h00 | Prime time | Policier (1968) | Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Charles Denner |
Un rendez-vous tout indiqué pour les amateurs de cinéma de patrimoine et de récits de vengeance élégamment ficelés, à savourer sous le signe du suspense à la française.

