Sous ses yeux, disponible sur Netflix depuis le 4 juin 2026, revient sur une affaire criminelle qui a profondément marqué le Royaume-Uni. Cette mini-série en trois épisodes s’inspire du meurtre de Rachel Nickell, tuée en plein jour sur Wimbledon Common, à Londres, le 15 juillet 1992, alors qu’elle se promenait avec son fils Alex, âgé de deux ans.

Une jeune mère tuée sur Wimbledon Common

Rachel Nickell avait 23 ans lorsqu’elle a été agressée et tuée pendant une promenade avec son chien et son fils. Son corps a été découvert par un passant. Alex, son enfant, se trouvait près d’elle. Il était couvert de sang et demandait à sa mère de se réveiller.

Le crime a immédiatement provoqué une onde de choc au Royaume-Uni. Rachel Nickell a été tuée dans un lieu public, en pleine journée, dans un quartier perçu comme relativement sûr. La violence du meurtre, la présence de son enfant et l’absence immédiate de suspect solide ont transformé l’affaire en drame national.

Sous ses yeux choisit de raconter cette histoire depuis le point de vue d’André Hanscombe, le compagnon de Rachel, et de leur fils Alex. La série ne se limite donc pas à la traque du meurtrier. Elle montre aussi ce que le crime a produit dans la vie des survivants.

Un père et un fils pris dans une affaire médiatique

Après la mort de Rachel Nickell, André Hanscombe doit élever seul Alex, qui est le seul témoin direct du meurtre de sa mère. La mini-série montre la difficulté de cette position : protéger un enfant encore trop jeune pour comprendre ce qu’il a vu, tout en répondant aux attentes d’une enquête policière et d’une presse très présente.

André décide finalement de quitter le Royaume-Uni avec son fils. Ils partent d’abord en France, puis s’installent en Espagne lorsque leur anonymat est compromis. Ce départ n’est pas seulement une fuite géographique. Il devient une tentative de survie, dans une affaire où le père et l’enfant ne parviennent plus à vivre à l’abri du regard public.

La série s’appuie notamment sur le livre Letting Go, publié par Alex Hanscombe en 2017. André et Alex Hanscombe ont également participé au projet comme consultants, afin que le récit reste fidèle à leur expérience.

Une enquête marquée par une fausse piste

L’affaire Rachel Nickell a aussi été marquée par l’accusation portée contre Colin Stagg. Cet homme avait été soupçonné par la police, puis visé par une opération d’infiltration destinée à obtenir une confession. Une policière sous couverture avait entretenu une correspondance avec lui dans le cadre d’une méthode devenue très controversée.

Colin Stagg n’a jamais avoué le meurtre. Le dossier a ensuite été rejeté par la justice, qui a dénoncé les méthodes employées par la police. Il a finalement été innocenté. Cette erreur a retardé la résolution de l’affaire et a laissé le véritable responsable en liberté pendant plusieurs années.

Robert Napper, le véritable meurtrier

Le vrai meurtrier de Rachel Nickell est Robert Napper. Il était déjà détenu à l’hôpital psychiatrique sécurisé de Broadmoor pour le meurtre de Samantha Bisset et de sa fille Jazmine, commis en 1993. Les progrès de l’analyse ADN ont permis de relier Napper au meurtre de Rachel Nickell plusieurs années après les faits.

En 2008, Robert Napper a plaidé coupable d’homicide involontaire en raison d’une responsabilité diminuée. Il a été condamné à rester détenu à Broadmoor. La résolution judiciaire a confirmé l’innocence de Colin Stagg, mais elle a aussi mis en lumière les erreurs commises dans l’enquête initiale.

Pourquoi Netflix raconte cette affaire autrement

Sous ses yeux ne raconte pas seulement une affaire criminelle. La série observe la manière dont un meurtre détruit les repères d’une famille et modifie durablement la relation entre un père et son fils. Le récit donne une place centrale à la mémoire, au traumatisme, à la colère et à la reconstruction.

Netflix accompagne aussi la mini-série d’un documentaire, Le meurtre de Rachel Nickell, consacré aux faits réels, aux archives et aux témoignages. La fiction et le documentaire permettent d’aborder l’affaire sous deux angles complémentaires : l’expérience intime des survivants et les défaillances d’une enquête très médiatisée.

Pour les spectateurs qui découvrent cette affaire avec Sous ses yeux, la vraie histoire dépasse donc largement l’identification du coupable : elle raconte aussi ce qu’il reste à vivre après un drame que personne ne peut effacer.

Sous ses yeux est-il inspiré d’une histoire vraie ?

Oui. Sous ses yeux s’inspire du meurtre de Rachel Nickell, tuée sur Wimbledon Common à Londres en 1992, et du parcours de son compagnon André Hanscombe et de leur fils Alex.

Qui était Rachel Nickell ?

Rachel Nickell était une jeune mère britannique de 23 ans. Elle a été tuée le 15 juillet 1992 alors qu’elle se promenait avec son fils de deux ans sur Wimbledon Common.

Qui a tué Rachel Nickell ?

Robert Napper a plaidé coupable en 2008 d’homicide involontaire en raison d’une responsabilité diminuée dans la mort de Rachel Nickell.

Colin Stagg était-il coupable ?

Non. Colin Stagg était innocent. Il a été accusé à tort avant que Robert Napper ne soit identifié comme le véritable responsable.