Ce mercredi 12 août à 20h55, Arte propose « Melancholia », le film-somme de Lars von Trier sorti en 2011. Une œuvre hypnotique qui mêle drame familial et menace cosmique, portée par une Kirsten Dunst au sommet, récompensée du prix d’interprétation à Cannes.
Un mariage, deux sœurs, une planète qui approche
Le jour de son mariage, Justine donne une somptueuse réception dans le manoir de sa sœur Claire et de son beau-frère. Mais la fête se fissure peu à peu, minée par la mélancolie de la mariée. En parallèle, une planète baptisée Melancholia, longtemps cachée derrière le Soleil, se dirige vers la Terre. Le film avance ainsi sur deux fronts : l’effondrement intime d’une femme et la possible fin du monde, jusqu’à une conclusion d’une beauté saisissante.

Un casting international
Autour de Kirsten Dunst, Lars von Trier réunit Charlotte Gainsbourg (Claire), Kiefer Sutherland, Alexander Skarsgård et Stellan Skarsgård. La mise en scène, inaugurée par un prologue au ralenti d’une splendeur picturale, transforme un sujet apocalyptique en méditation sur la dépression, la peur et l’acceptation.
- Réalisation : Lars von Trier (2011)
- Rôle principal : Kirsten Dunst (Justine)
- Distribution : Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Alexander et Stellan Skarsgård
- Genre : drame et science-fiction d’auteur
Une planète nommée Melancholia fonce vers la Terre : von Trier filme la fin du monde comme un état d’âme.
Ce qu’il faut savoir
Présenté au Festival de Cannes 2011, « Melancholia » y a valu à Kirsten Dunst le prix d’interprétation féminine. Le film s’est imposé comme l’un des plus marquants de son auteur, salué pour sa photographie et sa bande-son wagnérienne. À noter : la présentation cannoise avait été marquée par une vive polémique liée à des propos du cinéaste en conférence de presse, dont il s’était ensuite expliqué. L’œuvre, elle, demeure une expérience de cinéma à part entière.
« Melancholia » se divise en deux mouvements, chacun centré sur une sœur. Le premier, « Justine », suit le mariage qui tourne au fiasco ; le second, « Claire », se resserre sur l’angoisse grandissante à mesure que la planète approche. Ce diptyque permet à Lars von Trier d’explorer deux réponses opposées face à l’inéluctable : l’effondrement lucide de l’une, la panique de l’autre.
Une expérience sensorielle
Le film s’ouvre sur un prologue devenu culte : une série de plans au ralenti, d’une beauté presque picturale, portés par le prélude de « Tristan et Isolde » de Wagner. Cette ouverture annonce d’emblée la couleur : « Melancholia » n’est pas un film catastrophe classique, mais une œuvre contemplative sur la dépression, la peur et l’acceptation de la fin.
Kirsten Dunst y trouve l’un des rôles les plus marquants de sa carrière, saluée pour sa capacité à incarner la mélancolie sans jamais sombrer dans le pathos. Face à elle, Charlotte Gainsbourg apporte une intensité complémentaire, celle d’une femme qui lutte pour garder le contrôle.
Œuvre exigeante mais accessible par la puissance de ses images, « Melancholia » est un choix caractéristique de la programmation cinéma d’Arte, attachée aux grands auteurs contemporains.
Au fil des années, « Melancholia » a acquis le statut d’œuvre de référence, régulièrement citée parmi les films marquants des années 2010. Sa réputation tient autant à sa forme qu’à son propos : rarement le cinéma aura représenté la fin du monde avec une telle sérénité désespérée, transformant l’angoisse en pure beauté plastique. Un film qui se regarde autant qu’il se ressent.
À retenir
« Melancholia » de Lars von Trier confronte l’effondrement intime d’une femme à l’approche d’une planète menaçant la Terre. Kirsten Dunst, primée à Cannes, illumine le film, diffusé ce mercredi 12 août à 20h55 sur Arte.
| Info | Détail |
|---|---|
| Chaîne | Arte |
| Jour | mercredi 12 août 2026 |
| Horaire | 20h55 (prime time) |
| Genre | Drame / science-fiction |
| Réalisation | Lars von Trier |
| Casting | Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland |
| Année | 2011 |

