Diffusé ce lundi 19 octobre 2026 sur Arte, Cadavres exquis est un thriller politique réalisé par Francesco Rosi avec Lino Ventura. Sorti en 1976, le film suit l’inspecteur Rogas, chargé d’enquêter sur une série de meurtres de magistrats. Mais ce qui commence comme une affaire criminelle se transforme progressivement en manipulation politique. Son dénouement, particulièrement sombre, remet en question la possibilité même de faire éclater la vérité. Attention, cet article dévoile la fin du film.

Pourquoi plusieurs magistrats sont-ils assassinés ?

L’intrigue commence en Italie, dans un climat de tensions sociales et politiques.

Un procureur est assassiné à Palerme.

L’inspecteur Rogas, interprété par Lino Ventura, est chargé de découvrir l’identité du meurtrier.

Mais d’autres magistrats sont rapidement tués.

Rogas constate que plusieurs victimes avaient participé à des affaires judiciaires communes.

Ses investigations le conduisent notamment vers Cres, un pharmacien condamné dans des circonstances qu’il juge suspectes.

Le policier envisage alors la possibilité d’une vengeance dirigée contre les représentants d’une justice corrompue.

Comment l’enquête devient-elle une affaire d’État ?

Au fil du récit, Rogas découvre que certains responsables politiques cherchent à orienter son enquête.

Plutôt que de s’intéresser aux erreurs judiciaires et aux éventuels liens entre les magistrats assassinés, ses supérieurs préfèrent privilégier la piste d’un criminel isolé.

Mais les meurtres contribuent à renforcer les tensions entre le gouvernement et les mouvements d’opposition.

Rogas commence à soupçonner qu’une partie de l’appareil d’État pourrait utiliser ces assassinats pour justifier des mesures autoritaires.

L’enquêteur se retrouve progressivement surveillé et isolé.

Son ami Cusan, journaliste proche des communistes, l’aide à comprendre les enjeux politiques de cette affaire.

Pourquoi Rogas est-il tué à la fin du film ?

Dans les dernières séquences, Rogas cherche à prévenir Amar, un dirigeant communiste, des éléments qu’il a découverts.

Les deux hommes se rencontrent dans un musée.

Mais ils sont abattus.

Le film ne présente pas cette double mort comme la simple conséquence d’une enquête policière ayant mal tourné.

Elle intervient au moment où Rogas tente de mettre en lumière une manipulation susceptible d’impliquer les plus hautes autorités.

Les responsables politiques diffusent ensuite une version officielle selon laquelle Rogas aurait assassiné Amar avant de se suicider.

Cette explication permet de refermer publiquement l’affaire tout en discréditant l’inspecteur.

Que signifie la dernière phrase du film ?

Après la mort de Rogas, Cusan s’entretient avec un responsable du Parti communiste.

Le journaliste est convaincu que la version officielle ne correspond pas à ce qui s’est réellement produit.

Mais son interlocuteur refuse de rendre publiques ses accusations.

Il estime qu’une révélation risquerait de bouleverser les équilibres politiques.

La dernière phrase du film résume cette position : « La vérité n’est pas toujours révolutionnaire. »

Francesco Rosi montre ainsi un système dans lequel la recherche de la vérité peut devenir secondaire face à la préservation du pouvoir.

L’identité exacte de tous les responsables du complot n’est pas totalement éclaircie, et cette incertitude fait partie du propos du film.

Rogas meurt-il à la fin de Cadavres exquis ?

Oui. Il est abattu lors d’une rencontre avec un dirigeant communiste.

Qui est accusé du meurtre d’Amar ?

La version officielle désigne Rogas, présenté comme ayant ensuite mis fin à ses jours.

Le complot est-il entièrement révélé ?

Non. Le film laisse volontairement plusieurs responsabilités dans l’ombre.

Que signifie la fin de Cadavres exquis ?

Elle dénonce la manipulation de la vérité et les compromis politiques qui peuvent protéger les institutions au détriment de la justice.

Qui a réalisé le film ?

Cadavres exquis est réalisé par Francesco Rosi, d’après un roman de Leonardo Sciascia.