Canal+ Cinéma met à l’honneur ce mardi 8 septembre 2026 à 21h00 « Rue Málaga », le film délicat de Maryam Touzani porté par Carmen Maura, dans le rôle d’une vieille dame qui refuse de quitter sa maison de Tanger.
Une femme qui refuse de disparaître
María Ángeles, une Espagnole de près de quatre-vingts ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle savoure sa ville et ses habitudes. Son existence bascule le jour où sa fille, venue de Madrid, annonce son intention de vendre l’appartement où María a toujours vécu. Profondément attachée à ce lieu qui l’a vue grandir et vieillir, la vieille dame s’y oppose de toutes ses forces et met tout en œuvre pour conserver son toit et retrouver les objets d’une vie.
Contre toute attente, cette lutte pour son indépendance devient aussi une renaissance : María redécouvre le désir, la liberté et le goût de vivre. Le film dresse le portrait d’une femme qui refuse de se laisser effacer, dans une société qui reléguerait volontiers la vieillesse au silence.

Carmen Maura, immense
Le film repose sur les épaules de Carmen Maura, figure majeure du cinéma espagnol, notamment révélée par ses collaborations avec Pedro Almodóvar. L’actrice y livre une prestation remarquée, tout en nuances, qui donne chair à ce personnage à la fois têtu, drôle et bouleversant. Autour d’elle, la distribution réunit notamment Marta Etura dans le rôle de la fille venue bousculer l’équilibre de sa mère.
La force du film tient à ce face-à-face intergénérationnel, où l’amour filial se heurte à des visions opposées de ce que signifie bien vieillir. Tanger, filmée comme un personnage à part entière, devient un espace de mémoire et de liberté.
Le regard de Maryam Touzani
Réalisatrice marocaine saluée pour ses précédents longs métrages, Maryam Touzani signe avec « Rue Málaga » un film sensible, coécrit avec Nabil Ayouch. Présenté au Festival de Venise en 2025, où il a été chaleureusement accueilli, le film a ensuite pris le chemin des salles françaises au début de l’année 2026. La cinéaste y confirme son goût pour les portraits de personnages en marge, filmés avec tendresse et une grande attention aux gestes du quotidien.
Loin des récits spectaculaires, « Rue Málaga » avance à hauteur d’humain, dans une chronique douce-amère qui célèbre la dignité et l’appétit de vivre à tout âge.
À près de quatre-vingts ans, María n’entend renoncer ni à sa maison, ni à son désir de vivre pleinement.
Pourquoi le découvrir
- Carmen Maura dans un grand rôle, tout en finesse
- Un portrait lumineux de la vieillesse et de l’indépendance
- Tanger, filmée comme un espace de mémoire et de liberté
- La réalisation sensible de Maryam Touzani, coécrite avec Nabil Ayouch
- Un film remarqué lors de sa présentation à Venise
Un cinéma de la nuance
« Rue Málaga » s’adresse aux amateurs de cinéma d’auteur attentifs aux histoires intimes et aux beaux personnages. Sans pathos ni effets appuyés, le film émeut par sa justesse et par la performance de son actrice principale. Une proposition délicate, idéale pour une soirée cinéma placée sous le signe de l’émotion et de la découverte.
À retenir
« Rue Málaga » suit une femme âgée qui se bat pour rester dans sa maison de Tanger et y retrouve le goût de vivre. Porté par une Carmen Maura magistrale et la mise en scène délicate de Maryam Touzani, ce film sensible a été salué à Venise avant sa sortie en salles.
| Chaîne | Jour | Horaire | Type | Casting |
|---|---|---|---|---|
| Canal+ Cinéma | Mardi 8 septembre 2026 | 21h00 | Prime time | Carmen Maura, Marta Etura |

