C’est l’un des grands rendez-vous de fiction de l’automne sur TF1 : à partir du lundi 16 novembre 2026, à 21h10, la chaîne lance « La Comtesse de Monte-Cristo », une mini-série évènement en huit épisodes portée par Audrey Fleurot. Deux épisodes inédits sont proposés chaque soirée, avant une mise à disposition en streaming et en replay sur TF1+.
Un monument de Dumas réinventé au féminin
L’idée de départ tient du pari un peu fou : revisiter « Le Comte de Monte-Cristo », l’un des romans les plus célèbres d’Alexandre Dumas, en plaçant une femme au centre du récit. Fait rare, c’est la chaîne elle-même qui a lancé le défi aux producteurs d’Itinéraire Productions, déjà à l’origine du phénomène HPI. Le projet prend forme au moment où ces derniers s’associent à Audrey Fleurot et au réalisateur Djibril Glissant au sein d’une nouvelle société, avec l’ambition commune de développer des fictions d’envergure.
Plutôt que de transformer artificiellement Edmond Dantès en héroïne, les auteurs ont choisi de donner sa pleine place à un personnage déjà présent dans le roman : Mercédès Herrera, la fiancée que la tradition littéraire avait longtemps reléguée au second plan. Toute l’intrigue est reconstruite depuis son point de vue. Pour mener cette adaptation sinueuse, la production a fait appel à la scénariste Gaïa Guasti, passionnée de Dumas de longue date, qui a retravaillé l’œuvre pour en tirer un grand récit d’aventure teinté de romance.
Nous n’avons pas simplement transformé le comte de Monte-Cristo en femme : nous avons décidé de mettre en avant un personnage qui existait déjà dans le roman, et de tout raconter de son point de vue.
Une héroïne solaire, à rebours de la noirceur d’Edmond
Là où le récit original s’enfonce dans l’obsession et la mélancolie, cette Mercédès se veut lumineuse, inventive et en avance sur son temps. Tiraillée entre ses pulsions de vie et son désir de vengeance, elle puise dans les innovations de son époque — la photographie naissante, le télégraphe, la bicyclette — pour se réinventer et déjouer ses adversaires. Une modernité que la série assume aussi dans ses costumes : la créatrice Marie Frémont, déjà à l’œuvre sur « Versailles » et « Marie-Antoinette », a imaginé pour l’héroïne des tenues volontairement décalées, à mille lieues du strict respect de la mode du XIXe siècle, quand les seconds rôles restent, eux, fidèles à leur temps.
L’adaptation étoffe également les personnages secondaires, souvent passifs chez Dumas. L’antagoniste principal prend ici les traits d’une femme, Héloïse de Villefort, qui perce à jour le plan de Mercédès et s’y oppose activement — une manière de dresser une véritable hiérarchie d’ennemis autour de l’héroïne.
- Un classique revisité : une relecture féminine du « Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas.
- Une héroïne centrale : Mercédès Herrera, incarnée par Audrey Fleurot, mène sa propre vengeance.
- Un grand récit d’aventure : romance, voyages et émancipation plutôt que noirceur.
- Un soin maniaque du costume : des tenues spectaculaires signées Marie Frémont.
Dans les coulisses d’une production hors norme
Derrière le projet se cache l’une des fictions les plus ambitieuses jamais lancées par TF1. La mini-série, composée de huit épisodes de 52 minutes, a été tournée entre Malte et la République tchèque, avec des moyens que la presse spécialisée range parmi les plus élevés de la fiction française récente. La réalisation a été confiée à Djibril Glissant et Leonardo D’Antoni, qui ont misé sur de vastes décors naturels et une mise en scène généreuse pour donner au récit son souffle romanesque.
Présentée en avant-première au Festival de la Fiction de La Rochelle, la série a d’emblée suscité la curiosité par son ampleur et son parti pris. Elle est portée par Itinéraire Productions, maison derrière HPI, associée à Bahia Blanca, la société fondée par Audrey Fleurot et Djibril Glissant, et coproduite avec Netflix. Autant dire que « La Comtesse de Monte-Cristo » s’inscrit d’emblée comme un évènement, aussi bien par son casting que par l’investissement consenti pour la porter à l’écran.
Le saviez-vous ?
La série réunit l’équipe qui a fait le succès de « HPI » : la maison Itinéraire Productions s’est associée à Bahia Blanca, la société de production fondée par Audrey Fleurot et le réalisateur Djibril Glissant, pour développer le projet très en amont.
Fait inhabituel, c’est TF1 qui a proposé l’idée aux producteurs, et non l’inverse.
| Chaîne | TF1 (diffusion en clair) |
| Diffusion | À partir du lundi 16 novembre 2026, puis en soirées suivantes |
| Horaire | 21h10, deux épisodes inédits par soirée |
| Format | Mini-série en huit épisodes de 52 minutes |
| Streaming / replay | TF1+ |

