Actrice principale et, pour la première fois, coproductrice, Audrey Fleurot porte « La Comtesse de Monte-Cristo », diffusée sur TF1 à partir du lundi 16 novembre 2026 à 21h10, puis disponible sur TF1+. Retour sur la vision d’une comédienne qui a voulu une héroïne solaire, loin de la noirceur d’Edmond Dantès.
D’actrice à productrice
Pour ce projet, Audrey Fleurot franchit un cap : elle devient coproductrice via sa société Bahia Blanca. Un rôle qu’elle revendique après des années passées à s’impliquer dans l’écriture de « HPI » sans pouvoir peser pleinement sur les décisions. Désireuse d’intervenir en amont — sur le scénario, le casting, la direction artistique — elle retrouve dans cette fonction le goût du collectif hérité de ses années de théâtre.
Le projet, c’est TF1 qui le lui soumet, au moment précis où elle vient de fonder sa société avec le réalisateur Djibril Glissant. L’idée d’un « Comte de Monte-Cristo » au féminin la flatte autant qu’elle l’inquiète : pour une première expérience de production, l’ampleur de l’entreprise n’a rien d’une partie de plaisir. Mais l’attachement de la comédienne à cette histoire — elle a grandi avec l’adaptation portée par Jacques Weber, qu’elle regardait chaque été chez ses grands-parents — fait pencher la balance.
J’avais envie de renouer avec les grandes sagas que j’adorais enfant. J’étais notamment fan d’« Angélique, marquise des anges ». C’était l’une de mes références pour ce tournage, même si notre héroïne est bien plus moderne et prend son destin en main.
Audrey Fleurot
Une Mercédès solaire et transgressive
Avec Djibril Glissant, Audrey Fleurot passe un été entier à relire le roman et à l’écouter en livre audio lors de leurs trajets. De cette immersion naît une conviction : il faut justifier la féminisation du personnage et éclairer des pans méconnus du récit, notamment ses détours par la Turquie et l’Italie. La nature même du trésor d’Edmond est repensée, pour échapper à l’image du « superhéros dont le superpouvoir serait l’argent ».
La comédienne décrit Mercédès comme une femme révoltée par l’injustice, obstinée, qui sait que sa parole ne pèse rien dans la société de son temps mais refuse de se résigner. Un personnage transgressif, qui détourne les codes et se compose des costumes en empruntant des attributs masculins. L’occasion, pour l’actrice, de porter des tenues spectaculaires — dont une robe signée du couturier Julien Fournié — et d’endosser, selon ses mots, « plein de personnages en un ».
Mercédès m’a permis de jouer plein de personnages en un… C’était vraiment génial !
Audrey Fleurot
Dans les coulisses du tournage
Le tournage, mené entre Malte et la République tchèque, a multiplié les défis. Audrey Fleurot s’est remise à l’équitation, a découvert les contraintes d’un plateau installé sur un bateau et a même dû se familiariser avec le shibari, art japonais du lien, pour une scène qui a exigé un vrai travail de documentation. Côté production, la comédienne reconnaît avoir « plongé directement dans le grand bain », découvrant les arcanes du financement et son lot de mauvaises surprises quotidiennes.
Un stress que Djibril Glissant, adepte du storyboard systématique, a contribué à absorber en optimisant le tournage. Au bout du compte, Audrey Fleurot dit sa fierté du résultat et, surtout, d’un casting dans lequel elle s’est beaucoup investie : elle y a réuni des comédiens qu’elle rêvait de retrouver, de Thierry Godard à Zabou Breitman, en passant par Kad Merad, Olivia Côte et Éric Elmosnino.
- Double casquette : Audrey Fleurot est à la fois actrice principale et coproductrice.
- Ses références : « Angélique, marquise des anges » et l’adaptation avec Jacques Weber.
- Des défis physiques : équitation, scènes en bateau et initiation au shibari.
- Une héroïne haute couture : une robe conçue par Julien Fournié.
Le saviez-vous ?
Avant d’enfiler le costume de Mercédès, Audrey Fleurot a revu l’adaptation du « Comte de Monte-Cristo » avec Jacques Weber, qui a bercé ses étés d’enfance, pour s’imprégner de l’univers du roman.
| Chaîne | TF1 (diffusion en clair) |
| Diffusion | À partir du lundi 16 novembre 2026, puis en soirées suivantes |
| Horaire | 21h10, deux épisodes inédits par soirée |
| Format | Mini-série en huit épisodes de 52 minutes |
| Streaming / replay | TF1+ |

