Attention : cet article dévoile et explique en détail le dénouement de Masterplan. Spoilers majeurs. Porté par Stanley Tucci, Masterplan empile les coups fourrés jusqu’à un final où rien n’est ce qu’il paraît : la paternité de Roger, le vol de la Joconde et le sort réservé au tableau. On remet les pièces dans l’ordre.

Comment se termine vraiment le casse de la Joconde

Le cambriolage du Louvre se déroule d’abord comme prévu. Profitant d’une grève qui réduit les effectifs de sécurité, d’une fermeture pour maintenance et d’un ancien tunnel passant sous le musée, le trio neutralise les dispositifs de protection. Jay (Victor Belmondo) parvient à faire sortir la toile du Louvre grâce à un système de ballon, puis Roger demande aux deux jeunes de fuir dans sa Jaguar, la Joconde dissimulée dans le coffre, pendant que lui reste sur place pour détourner l’attention.

Au refuge, mauvaise surprise : le coffre est vide. Un mécanisme caché dans la carrosserie a éjecté le tableau en cours de route, et Roger a récupéré l’oeuvre sans que ses complices s’en aperçoivent. La manoeuvre confirme qu’il comptait les écarter dès le vol accompli. Lorsque des hommes armés attaquent ensuite leur planque, Chiara (Simona Tabasco) et Jay comprennent que les promesses de partage étaient aussi fausses que le reste, et repartent sur les traces de Roger.

Le grand mensonge : Roger n’est pas leur père

C’est la révélation qui fait basculer le film : le gentleman britannique nommé Roger Cavendish n’existe pas. Il s’appelle en réalité Marcus Dubrovnik, un escroc originaire du New Jersey ; l’accent, les manières et jusqu’à l’allure font partie d’un personnage fabriqué de toutes pièces. Et il n’est pas davantage le père biologique de Chiara et Jay. La mère de Jay, d’abord catégorique, finit par admettre avoir été payée pour valider l’histoire, tandis que les preuves de filiation de Chiara étaient truquées.

Roger a choisi ces deux-là pour leurs compétences complémentaires, elle hackeuse installée à Rome, lui spécialiste des explosifs à Paris, mais aussi parce que leur histoire personnelle les rendait sensibles à l’idée de retrouver un père absent. Il lui fallait des complices assez doués pour un casse hors norme et assez vulnérables pour lui accorder une confiance qu’un commanditaire ordinaire n’aurait jamais obtenue.

Pourquoi Roger voulait voler la Joconde

Roger ne cherchait pas à vendre le tableau au plus offrant. Criblé de dettes après un coup précédent qui a mal tourné, il devait une fortune à un redoutable chef de la pègre, Van Klum, et la Joconde devait lui servir à solder l’ardoise. Sauf que la toile qu’il remet à son créancier est, elle aussi, une contrefaçon. Roger n’a jamais eu l’intention de livrer l’original : la transaction n’est qu’un appât pour attirer les polices française et italienne jusqu’à Van Klum. Dans la confusion de l’assaut et des gaz lacrymogènes, il échappe à son ennemi et se débarrasse de la menace.

Pourquoi Roger se livre, et ce que devient le trio

Alors qu’il pourrait s’enfuir seul, Roger choisit de s’arrêter pour récupérer Chiara et Jay, qui l’ont retrouvé en pistant les données de son stimulateur cardiaque. Il les laisse emprunter un tunnel vers la frontière franco-italienne, puis se rend lui-même à la police italienne pour couvrir leur fuite. C’est le premier geste réellement désintéressé d’un manipulateur qui a passé le film à se jouer de son entourage, et il trahit un attachement qu’il n’avait pas anticipé.

Le film opère ensuite un saut d’un an. Roger croupit toujours dans une prison italienne lorsque Chiara et Jay, qui connaissent désormais toute la vérité, montent à leur tour une opération pour le faire évader, et y parviennent. L’ironie est totale : il avait inventé une famille pour les contraindre à travailler avec lui, et ce sont ces mêmes personnes qui choisissent librement de lui venir en aide. Il n’est pas devenu leur père, mais il a fini par en occuper la place.

Où se cache la vraie Joconde

Dernier retournement : la véritable Joconde n’a été ni vendue ni rendue au Louvre. Elle est accrochée au mur d’un petit restaurant italien, la Trattoria Mona Lisa, à la vue de tous. La meilleure des cachettes, puisque personne n’imagine trouver l’original de Léonard de Vinci dans un établissement de quartier. Le gag résume la méthode de Roger de bout en bout : faire voir aux autres une chose quand il s’en joue une autre, de sa fausse identité à ses toiles contrefaites.

Reste la vraie question que le film laisse en suspens : après tous ses mensonges, Roger méritait-il vraiment cette seconde chance offerte par ceux qu’il a dupés ?

Comment se termine Masterplan ?

Le casse du Louvre réussit, mais Roger double tout le monde : il récupère seul le vrai tableau, piège son créancier Van Klum avec une copie, puis se livre à la police pour sauver Chiara et Jay. Un an plus tard, les deux jeunes le font évader de prison.

Roger est-il vraiment le père de Chiara et Jay ?

Non. La paternité est une pure manipulation. Son vrai nom est Marcus Dubrovnik : il a payé la mère de Jay et falsifié les preuves de Chiara pour gagner la confiance de deux voleurs dont il convoitait les talents.

Où se trouve la vraie Joconde à la fin ?

Accrochée au mur de la Trattoria Mona Lisa, un petit restaurant italien, en évidence. La cachette que personne ne songe à fouiller, puisque nul n’imagine l’original de Vinci dans un lieu aussi banal.

Masterplan aura-t-il une suite ?

Aucune suite n’est officiellement annoncée à ce jour. La fin laisse toutefois le trio libre, la Joconde à l’abri et une complicité intacte : de quoi nourrir d’autres aventures si Prime Video décide de prolonger l’histoire.