Elle est l’une des actrices françaises les plus célébrées au monde. Dès le mercredi 22 juillet, france.tv consacre une double séance à Juliette Binoche, avec deux films où elle incarne des femmes qui bousculent l’ordre établi : le flamboyant Le Hussard sur le toit et la comédie féministe La Bonne Épouse. L’occasion de (re)découvrir l’étendue d’un talent couronné aux quatre coins de la planète.

Le Hussard sur le toit : la grande fresque romantique de Rappeneau
Nous sommes en 1832, en Provence. Angelo, jeune hussard italien poursuivi par les Autrichiens pour ses menées révolutionnaires, prend le risque de soigner les victimes d’une terrible épidémie de choléra. Sur les routes, il croise Pauline, lancée à la recherche d’un mari mystérieux. Entre eux naît un amour tenu en silence, sur fond de villages dévastés et de paysages écrasés de soleil. Adapté du roman de Jean Giono par Jean-Paul Rappeneau, ce film de 1995 réunit Juliette Binoche et Olivier Martinez, avec François Cluzet à leurs côtés.
Œuvre-somme du cinéma français des années 1990, Le Hussard sur le toit fut à sa sortie le film le plus cher jamais produit dans l’Hexagone. Son tournage, étalé sur six mois et une centaine de décors différents, a mobilisé des moyens colossaux pour restituer la beauté sauvage de la Provence et la panique d’une région ravagée par la maladie. Un souffle romanesque rare, porté par une Binoche à la fois lumineuse et intrépide.
176 millions de francs de budget, six mois de tournage, une centaine de décors : Le Hussard sur le toit fut le film le plus cher du cinéma français de son époque.
La Bonne Épouse : quand une maîtresse de maison découvre la liberté
Changement d’époque et de registre avec La Bonne Épouse, réalisé par Martin Provost en 2019. Juliette Binoche y campe Paulette Van Der Beck, directrice zélée d’une école ménagère où l’on apprend aux jeunes filles à tenir leur foyer et à se plier au devoir conjugal. Mais ses certitudes vacillent le jour où elle se retrouve veuve et ruinée. Entre le retour d’un premier amour et le vent de liberté de Mai 68, et si la « bonne épouse » devenait enfin une femme libre ? Une comédie mordante et colorée, où Binoche est entourée de Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, Édouard Baer et François Berléand.
- Le Hussard sur le toit (1995) — de Jean-Paul Rappeneau, avec Olivier Martinez et François Cluzet
- La Bonne Épouse (2019) — de Martin Provost, avec Yolande Moreau, Noémie Lvovsky et Édouard Baer
- Deux visages d’un même engagement : des femmes qui s’affranchissent des carcans de leur époque
Autour de l’actrice
Rares sont les interprètes à avoir été distingués dans les trois plus grands festivals du monde. Juliette Binoche fait partie de ce cercle très fermé : prix d’interprétation à Berlin, à Venise et à Cannes, en plus d’un Oscar et d’un César. Une reconnaissance internationale qui a fait d’elle un pont permanent entre le cinéma d’auteur français et les productions du monde entier. Ces deux films, aussi différents soient-ils, disent quelque chose de sa singularité : la capacité à passer du grand romanesque en costumes à la comédie satirique, sans jamais perdre cette intensité qui la caractérise.
Le contexte
Tourné d’après le roman de Jean Giono, Le Hussard sur le toit s’inscrit dans la grande tradition des adaptations littéraires ambitieuses du cinéma français, aux côtés d’un Cyrano de Bergerac — déjà signé Rappeneau. Ces fresques, à la fois populaires et exigeantes, ont contribué au rayonnement d’un savoir-faire à la française en matière de films en costumes.
La bande-annonce
Quand et où regarder
| Plateforme | Disponibilité | Films | Genre |
|---|---|---|---|
| france.tv | Dès le mercredi 22 juillet 2026 | Le Hussard sur le toit • La Bonne Épouse | Cinéma / drame et comédie |
| À noter : Le Hussard sur le toit est déconseillé aux moins de 10 ans | Tête d’affiche : Juliette Binoche | ||

